20160823_120423

Le faire ou mourir, c’est l’histoire de Damien, un adolescent de 15 ans mal dans sa peau et dans sa tête. Constamment réprimandé par son père et battus par la bande des skateurs du collège, il ne sait pas où est sa place. Sensible, solitaire, écorché vif, Damien ne trouve le soulagement que dans les entailles qu’il se fait chaque soir seul dans sa salle de bains. Jusqu’au jour où Samy et sa bande le prennent sous leurs ailes. Damien devient Dam, se teint les cheveux en noir et aborde de nouveaux piercings. Comme eux. Et rapidement, il découvre de nouvelles sensations et de nouveaux sentiments aux côtés de Samy.

J’ai commencé à lire ce livre en sachant un peu ce qui allait m’attendre. Je savais d’avance que j’allais être touché et me retrouver en Dam. Ça a été le cas. Il faut savoir que ce livre est écrit différemment des autres. Il est écrit à la manière d’un journal intime où d’un monologue. Le texte est très oralisé. Chaque soir dans mon lit, j’avais cette impression que Dam était assis prêt de moi et me racontait tout ce qui lui arrivait. Je pouvais ressentir les tremblements dans sa voix, les larmes qui menaçaient de couler, sa détresse, sa tristesse et bon sang ce que ça fait mal. Ce roman a réouvert de vieilles blessures et j’avoue avoir été au bord des larmes à plusieurs reprises. Pour certains, ça ne serait que l’histoire d’un gamin très stéréotypé qui tombe amoureux d’un autre gamin lui aussi très stéréotypé, et qui par-dessus le marché à un père très stéréotypé. Et pourtant, ce roman a beaucoup de vrai en lui. L’adolescence, mon adolescence, c’était ça. Et il y a tellement d’ados en souffrance…

Au départ, j’avais pour but de faire une chronique habituelle, avec mon avis détaillé sur l’histoire et les personnages et puis je me suis dit qu’il ne fallait rien vous dévoiler. L’histoire de Dam ne se raconte pas comme ça, il faut la lire absolument. Il faut le laisser vous la raconter. Le roman est tellement court que vous le détaillez-vous spolierais toute l’histoire.

La fin m’a laissé perplexe, je ne sais pas trop quoi en penser. En vérité, il y a deux fins, mais la première reste un mystère… Je ne sais pas vraiment si c’est quelque chose que Dam a imaginé ou rêver, mais wow…

Pour finir, je ne mettrais pas ce livre dans mes coups de cœur, mais il m’a chamboulé, c’est certain.

J’ai eu l’impression d’une brèche quelque part dans mes poumons, une toute petite brèche de rien du tout mais qui faisait un mal de chien. J’aurais voulu lui dire que je me sentais comme abimé. Que j’existais sans vivre vraiment. Que des fois j’étais vide et des fois je bouillonnais à l’intérieur, que j’étais sous pression, prêt à éclater. Que je ressentais plusieurs choses à la fois, comment dire? Que ça grouillait de pensées dans mon cerveau. Qu’il y avait une sorte d’impatience, comme l’envie de passer à autre chose, quelque chose qui serait bien mieux que maintenant, sans savoir ce qui allait mal ni ce qui serais mieux. Que j’avais peur de pas y arriver, peur de pas pouvoir tenir jusque là.

sonnysignature

Publicités